Nimeona kisutu, mwenye kisutu sijamwona

Saturday, 15 May 2010

CHASING IMAGINARY LEOPARDS

Here's the abstract of a paper we're planning to present at the VIII European Swahili Workshop (whose theme is Contemporary Issues in Swahili Ethnography) at the African Studies Centre, University of Oxford, 19-21 September 2010:

Chasing imaginary leopards: science, witchcraft and the politics of conservation in Zanzibar

The Zanzibar leopard (Panthera pardus adersi) is (was) a little-known subspecies endemic to Unguja island. Rapid population growth and the expansion of farming in the 20th century destroyed leopard habitat and decimated their natural prey, bringing them into increasing conflict with people. Villagers explained the growing number of attacks on their children and livestock by theorising that the leopards responsible for them were owned by witches and sent by them to do harm. Following the Zanzibar Revolution in 1964, localised efforts to act on this theory culminated in an island-wide leopard eradication and witch-finding campaign, supported by the government. By the 1990s state-subsidised hunting had brought the leopard to the brink of extinction, and most zoologists now presume it to be extinct. However, many islanders believe that witches and their kept leopards are still active in rural Unguja, and leopard sightings continue to be reported. Beguiled by leopard-keeping narratives, visiting researchers and local conservationists have continued to pursue these elusive felids in the field. In this paper, based on joint ethnographic research begun in 1996, we describe and analyse a series of unsuccessful ‘kept leopard chases’, including abortive calls by government officials for the capture and display of domesticated leopards. The result is a case study of conflicting knowledge claims and the politics of conservation in Zanzibar that exposes contradictions of cultural practice and belief that remain to be resolved.

Le léopard de Zanzibar (Panthera pardus adersi) est (était) une sous-espèce endémique peu connue de l'île de Unguja. Une croissance démographique rapide ainsi que l'expansion de l'agriculture au 20ème siècle a détruit l'habitat du léopard et a décimé leurs proies naturelles, les amenant à rentrer en conflits avec les êtres humains. Les villageois expliquaient le nombre croissant d'attaques sur leurs enfants et sur le bétail en émettant l'hypothèse que les léopards qui en étaient responsable appartenaient aux sorcières et ont été envoyé par ces derniers à leur faire du mal. Suite à la révolution de Zanzibar en 1964, des efforts localisés à agir sur les bases de cette théorie ont abouti à une campagne d'éradication du léopard et chasse aux sorcières à l'échelle de l'île, soutenue par le gouvernement. Aux années 1990, la chasses au léopard, subventionnée par l'Etat, avait apporté le léopard au bord de l'extinction, et la plupart des zoologistes considérera maintenant qu'il soit éteint. Toutefois, de nombreux insulaires estiment que les sorcières et leurs léopards conservés sont encore actifs dans les régions rurales d'Unguja, et les observations de léopards continuent d'être signalés. Séduit par des récits de maintien de léopard, les chercheurs en mission ainsi que les écologistes locaux ont poursuivi ces félidés insaisissables sur le terrain. Dans cet article, basé sur une recherche ethnographique conjointe commencé en 1996, nous décrivons et analysons une série de "chasse au léopard conservé" sans réussite, y compris les appels sans succès de la part des représentants du gouvernement pour la capture et l'exposition des léopards domestiqués. Le résultat est une étude de cas de revendications contradictoires des connaissances et la politique de conservation de Zanzibar, qui exposent les contradictions d'une pratique culturelle et la conviction que doivent encore être résolues.

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